The Chinese Room

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Who killed the Golden Calf?

The motivation behind “The Chinese Room” is simple. Like John Bichon, the main character in the story, I was starting to feel pretty unnerved by the constant flow of economic gloom and doom. I needed to get it out of my system.

The idea was to set a classic crime story against the apocalyptic backdrop of the financial crisis. The economy has its own mythology, its own colorful language and symbolic system. While I was researching the story I encountered many words and expressions that had been emptied of their meaning and given sinister overtones. Words like “slice” or “appetite”… All I had to do was to take them literally to convey the impression of a world that was unmistakably our own but had somehow been made outlandish by a cancerous economy.

Like Marlow in Conrad’s Heart of Darkness, John Bichon serves as our proxy in this inexorable descent into horror. The alien landscape he discovers in none other than our current cultural wasteland, a nightmare we can’t wake up from.

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Qui a tué le veau d’or?

La motivation derrière “La Chambre chinoise” est simple. Comme John Bichon, le personnage principal de l’histoire, je me sentais de plus en plus oppressé par le flot constant de mauvaises nouvelles économiques. J’avais besoin de faire sortir tout ça!

L’idée était de projeter un polar classique sur la toile de fond apocalyptique de la crise financière. L’économie a sa propre mythologie, son propre langage coloré et son système symbolique.  Au cours de mes recherches préparatoires, j’ai rencontré beaucoup de mots et d’expressions vidés de leur sens et devenus lourds de sinistres sous-entendus. Des mots comme “tranches” ou “appétit”… Il me suffisait de les prendre au pied de la lettre pour transmettre l’image d’un monde à la fois familier et en même temps rendu méconnaissable par les effets d’une économie cancéreuse.

Comme Marlow dans Au coeur des ténèbres de Joseph Conrad, John Bichon nous sert de substitut dans cette inexorable descente vers l’horreur. Le paysage inhumain qu’il découvre n’est autres que notre désert culturel actuel, un cauchemar dont nous ne parvenons pas à nous éveiller.

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One Response to “The Chinese Room”

  1. Pétr. says:

    Dans la série désert culturel et cauchemar collectif, un autre sujet à traiter serait celui de la santé publique:
    gouvernements, médias et pharmaceutique.

    A part ça, La Chambre chinoise est un bédé pour initiés, très bien imagée si je puis me permettre…